L'obligation de la Soutrah(2)

(2) La Soutrah : Objet que l'on place entre soi et la Qiblah, pour éviter que quelqu'un passe devant soi pendant la Prière.

"Il se mettait debout à proximité de la Soutrah, et il y avait entre lui et le mur (une distance de) trois coudées." (Al-Boukhari, Ahmad)

Il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) disait : "Ne prie qu'en direction d'une Soutrah et ne laisse personne passer devant toi, et si la personne refuse, empêche-le [de passer], car il a un compagnon (c'est à dire un diable) avec lui." (Rapporté par Ibn Khouzaymah dans son sahih (1/93/1) avec une bonne chaîne.)

Il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) disait aussi : "Quand l'un d'entre vous prie en direction d'une Soutrah, qu'il s'en rapproche afin que le diable ne puisse pas "couper"(9) sa Prière." (Abou Dawoud, Al Bazzar (page 45), al-hakim l'a authentifié dans son sahih. Adh-Dhahabi et An-Nawawi l'ont approuvé.)

(9) couper : C'est-à-dire passer entre la personne et la Soutrah

Parfois, "il s'efforçait de prier derrière un des piliers de sa mosquée."

(je dis : La Sutrah est obligatoire pour l'imam et celui qui prie seul, même dans une grande mosquée. Ibn Hani a dit dans Masa'il 'an al-imam Ahmad (1/66 édition al-maktab al-islami) : "Abou 3abdILAHI (c'est-à-dire l'Imam Ahmad) m'a vu, un jour que j'étais avec lui dans la grande mosquée du Vendredi, prier sans Soutrah, alors il m'a dit : "Prends une Soutrah." Donc j'ai pris un homme comme Soutrah.

je dis : Il y a en cela une indication que l'imam Ahmad ne voit pas de différence entre prendre une Soutrah dans une petite mosquée ou dans une grande - et c'est l'avis juste. Ceci fait partie des choses qui on été transgressées par la majorité des gens qui prient, les imams des mosquées et les autres, dans tous le pays que j'ai visité, y compris en Arabie Saoudite que j'ai visitée au mois de Radjab de cette année (1410 hégirien). Il appartient aux savants d'avertir les gens et de les encourager (à prier en direction d'une Soutrah), de leur montrer ses règles, y compris dans les deux Mosquées Sacrées (de Médine et de la Mecque).)

"Lorsqu'il priait [dans un endroit désert, où il n'y avait rien qu'il puisse utiliser comme Soutrah], il plantait une lance dans la terre devant lui et priait en direction de celle-ci avec les gens derrière lui." (Al Boukhari, Mouslim, et Ibn Madjah)

Parfois, "il mettait sa monture présentée de côté, devant lui, et priait dans sa direction." (Al Boukhari et Ahmad)

Mais ceci est différent de la Prière dans le parc à chameaux (Boukhari et Ahmad), car "il a interdit" [de prier derrière les chameaux].

Parfois, "il prenait sa selle, la mettait en long et priait vers l'arrière (de la selle)." (Mouslim, Ibn Khouzaymah (92/2) et Ahmad.)

Il disait : "Si l'un d'entre vous place devant lui quelque chose [haut] comme le bâton qui se trouve à l'arrière d'une selle, qu'il prie et ne se soucie de celui qui passe au-delà de cela." (Mouslim et Abou Dawoud)

Une fois, "il a prié en direction d'un arbre" (An-Nassa'i et Ahmad avec une chaîne authentique). Parfois, "il priait en direction du lit sur lequel 3Aisha était couchée [sous sa couverture]." (Al Boukhari, Mouslim, Abou Ya'la (3/1107, copie de Al-Maktab al-Islami).)

Il ne laissait rien passer entre lui et sa Soutrah, au point où, une fois, "il priait, quand une brebis est venue courant vers lui. Il l'a devancé et est venu coller son ventre contre le mur [et la brebis est passée derrière lui]." (Ibn Khouzaymah dans son sahih (1/95/1), At-Tabarani (3/140/3). al-Hakim l'a authentifié et Adh-Dhahabi l'a approuvé.)

Un jour, alors qu' "il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) accomplissait une Prière obligatoire, il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) serra le poing. Lorsqu'il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) eut fini, les gens demandèrent : "Ô Messager d'ALLAH (SalALLAH A3leyhi wa SALAM), s'est-il passé quelque chose pendant la Prière ?" Il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) dit : "Non, sauf que le diable a voulu passer devant moi. Donc je l'ai étranglé au point que j'ai pu sentir la froideur de sa langue sur ma main. Par ALLAH, si mon frère Soulaymane (A3leyhi AS SALAM) ne m'avait pas précédé en cela, je l'aurai attaché (le diable) à un des piliers de la mosquée afin que les enfants de Médine puissent tourner autour de lui. [Ainsi, quiconque peut empêcher que quelque chose ne s'interpose entre lui et la Qiblah, qu'il le fasse]." (Ahmad, Ad-Daraqoutni et At-Tabarani avec une chaîne authentique.)

Un hadith avec le même sens a aussi été rapporté dans les deux recueils sahih et dans d'autre recueils, d'après le groupe de Compagnons (Radia ALLAH 3Anhoum). Il fait partie des nombreux hadiths que réfute la secte des Qadyanites. En effet, ils ne croient pas à l'existence du monde des Djins mentionnés dans le Coran et la Sounnah. Leur méthode qui consiste à nier les Textes [révélés] est connue. Si ces textes font partie du Coran, ils en déforment le sens, comme dans la Parole d'ALLAH :

"Dis : "Il m'a été révélé qu'un groupe de Djinn est venu écouter [...]" (Sourate 72, Verset 1)

Ils disent : "(Un groupe de Djinn) parmi les hommes. Ils font du mot "Djinn" un synonyme du mot "homme" ou "être humain". Ils enfreignent de la sorte à la fois [les règles de] la langue et celles de la Loi Islamique. Et il s'agit d'un texte de la Sounnah et qu'ils peuvent déformer le sens par une interprétation sans fondement, ils le font. S'ils ne peuvent pas, ils le rendent caduques même si tous les grands savants du Hadith et la Communauté entière sont d'accord pour le déclarer authentique et répandu. Qu'ALLAH les guide.

Il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) disait aussi : "Quand l'un d'entre vous prie en direction d'une chose qui le protège des gens et que quelqu'un veut passer devant lui, qu'il le pousse (au niveau de) la gorge [et le repousse, autant qu'il peut], (dans une narration : qu'il l'empêche deux fois) et s'il refuse, alors qu'il résiste, car en vérité, c'est un diable." (Al Boukhari, Mouslim, et l'autre version est d'Ibn Khouzaymah (1/94/1).)

Il (SalALLAH A3leyhi wa SALAM) disait aussi : "Si celui qui passe devant le prieur savait ce qu'il encourt, il préférerait attendre quarante plutôt que de passer. (Abou An-Nadr a dit : "Je ne me souviens pas exactement s'il a dit quarante jours, mois ou années)." (Rapporté par Ibid)

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